150 participants à l’atelier de rédaction de proposition Horizon Europe ont découvert les clés d’une proposition réussie

Ce vendredi 13 février, dans le coeur de Bruxelles, dans l’enceinte du bâtiment Henri Conscience, 150 personnes ont participé à l’atelier de rédaction de proposition Horizon Europe. Cet événement coorganisé par le NCP Flanders, le NCP Fédéral, le NCP FNRS et le NCP Wallonie, a réuni des participants venus de tous les horizons, centres de recherches, entreprises et universités du plat pays.

Cet atelier de rédaction de proposition soumise dans le cadre du projet Horizon Europe était divisé en plusieurs groupes de travail répartis en Cluster. Les différentes sessions étaient animées par des experts-évaluateurs de la Commission européenne et les conseillers des différents NCP’s.

Alignement au Work Programme et excellence scientifique

Rédiger une proposition de projet dans le cadre d’Horizon Europe requiert avant tout une compréhension fine des objectifs politiques et stratégiques du programme, au-delà de la seule excellence scientifique ou technologique.

Une proposition solide commence par un alignement explicite avec le Work Programme, le topic visé et ses impacts attendus. Les évaluateurs attendent de lire, dès les premières pages, une démonstration claire de la manière dont le projet contribue concrètement aux priorités européennes, qu’il s’agisse de compétitivité industrielle, de transition verte, de résilience, de souveraineté technologique ou d’impact sociétal.


La clarté du problème adressé est déterminante. Il est essentiel d’expliquer pourquoi le défi ciblé est pertinent à l’échelle européenne, pourquoi il ne peut être traité efficacement au niveau national, et en quoi l’approche proposée constitue une avancée par rapport à l’état de l’art. Cette analyse doit être factuelle, référencée et directement reliée aux résultats attendus du topic. Une proposition convaincante évite d’empiler des objectifs génériques et privilégie un narratif cohérent, fondé sur un nombre limité d’objectifs clairs, mesurables et réalistes.

Structure du Consortium bien définie

La structure du consortium est un autre facteur clé de succès. Les évaluateurs recherchent des partenariats crédibles, équilibrés et complémentaires. Chaque partenaire doit avoir un rôle clairement défini, justifié par son expertise spécifique et sa capacité à délivrer les résultats attendus. Un consortium trop large ou mal articulé est souvent perçu comme un risque de gouvernance. À l’inverse, un consortium resserré mais cohérent, démontrant une expérience préalable de collaboration ou une logique industrielle claire, est généralement mieux évalué. La dimension européenne du consortium doit être visible, non seulement par la diversité géographique, mais aussi par la valeur ajoutée de cette diversité.

Innovation robuste


Sur le plan de l’excellence, il est important de démontrer à la fois la robustesse scientifique ou technologique de l’approche et son caractère innovant. L’innovation ne se limite pas à la technologie : elle peut également porter sur les usages, les modèles économiques, les processus ou l’intégration de disciplines différentes. Cette partie doit rester accessible à des évaluateurs non spécialistes, en évitant le jargon excessif et en mettant en avant les choix méthodologiques clés.

L’impact


L’impact est souvent le critère le plus sous-estimé, alors qu’il est central dans Horizon Europe. Il ne suffit pas d’énoncer des impacts attendus : il faut expliquer de manière crédible comment le projet y contribuera, par quels mécanismes, avec quels indicateurs et dans quels délais. Cette partie consacrée à l’impact fera d’ailleurs l’objet d’un atelier le 31 mars. Une stratégie d’exploitation, de dissémination et de communication bien pensée, adaptée aux différents publics cibles (industrie, décideurs publics, utilisateurs finaux, communauté scientifique), renforce fortement la crédibilité de la proposition. L’implication des utilisateurs finaux ou des acteurs de marché dès le projet est un atout majeur.

Eviter les propositions trop optimistes ou imprécises


La mise en œuvre doit démontrer la faisabilité du projet. Une structure de work packages logique, des livrables bien définis, un calendrier réaliste et une gouvernance claire rassurent les évaluateurs. Les risques doivent être identifiés de manière honnête, avec des mesures d’atténuation crédibles. Une proposition trop optimiste ou imprécise sur les risques est souvent perçue comme immature.


Enfin, la qualité rédactionnelle est un facteur déterminant. Une bonne proposition Horizon Europe est lisible, structurée, cohérente d’un bout à l’autre et strictement conforme aux instructions. Le respect des templates, des limites de pages et des critères d’évaluation n’est pas accessoire : il conditionne la recevabilité et la lisibilité du dossier. Une relecture croisée, idéalement par des personnes extérieures au consortium, permet souvent d’identifier les zones floues ou les incohérences avant soumission. Vous pouvez d’ailleurs faire relire gratuitement vos propositions par les conseillers spécialisés dans vos thématiques au NCP Wallonie.


En conclusion, une proposition Horizon Europe réussie repose sur un alignement stratégique clair, un narratif convaincant, un consortium crédible, une démonstration rigoureuse de l’impact et une mise en œuvre réaliste, le tout servi par une rédaction précise et orientée évaluateur.

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