Horizon Europe : 120 participants réunis à Bruxelles pour décrypter les règles de mise en œuvre des projets

Quelque 120 participants se sont réunis le 10 juin à USquare, à Bruxelles, à l’occasion du Belgian Implementation Day consacré à la mise en œuvre des projets Horizon Europe.Organisée conjointement par la Commission européenne et les cinq organisations belges de points de contact nationaux — NCP Brussels, NCP Federal BE, NCP Flanders, NCP-FNRS et NCP Wallonie —, cette journée s’adressait aux coordinateurs de projets, gestionnaires de grants, conseillers en financement, responsables financiers et autres acteurs impliqués dans la gestion de projets européens.

L’objectif était clair : apporter des réponses concrètes aux bénéficiaires belges confrontés aux exigences administratives, financières et juridiques du programme Horizon Europe.

Simplification et financement en lump sum

La matinée a débuté par une présentation d’Ulrich Genschel, chef de secteur à la DG Recherche et Innovation de la Commission européenne, consacrée aux mesures de simplification introduites dans Horizon Europe.

L’intervention a notamment porté sur les évolutions prévues dans les programmes de travail 2026-2027, les nouveautés relatives au financement sous forme de montants forfaitaires — les « lump sums » — ainsi que la préparation des projets aux contrôles techniques ex post.

Ce mode de financement, qui vise à réduire la charge administrative liée à la justification détaillée des coûts, impose en contrepartie une attention particulière à la définition et à la réalisation des work packages.

Gestion financière et recours aux tiers

Julien Dulot et Miguel Escandon, membres du Common Legal Support Service de la Commission européenne, ont ensuite détaillé les principales règles applicables à la gestion des grants Horizon Europe.

Les échanges ont notamment porté sur l’implication de tierces parties, les règles financières, le soutien financier accordé à des tiers — ou FSTP — ainsi que les obligations non financières qui incombent aux bénéficiaires.

Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’anticiper les responsabilités de chaque partenaire dès la préparation de la convention de subvention afin de limiter les erreurs et les difficultés lors de l’exécution du projet.

Se préparer aux audits européens

La question des contrôles ex post a été abordée par Angela Alvarez, auditrice externe au sein du Common Audit Service de la Commission européenne.

Elle a présenté les principales étapes d’un audit financier portant sur des subventions basées sur les coûts réels, ainsi que les erreurs les plus fréquemment constatées.

Parmi les points d’attention figurent la traçabilité des dépenses, la documentation du temps de travail, la justification des coûts et le respect des règles d’éligibilité.

L’enjeu est significatif pour les bénéficiaires : une interprétation erronée des règles peut entraîner des corrections financières plusieurs années après la clôture du projet.

Valoriser les résultats de la recherche

L’après-midi a été consacrée à l’exploitation des résultats des projets.

Georgiana Huiban, représentante de la Commission européenne, a abordé les différents leviers permettant de rapprocher les résultats de recherche du marché, depuis la protection de la propriété intellectuelle jusqu’à la commercialisation et au déploiement des solutions développées.

Cette session a rappelé que l’impact économique et sociétal ne doit pas être envisagé uniquement à la fin du projet, mais intégré dès sa conception.

Maria Saenz, business analyst à la DG Recherche et Innovation, a ensuite présenté les fonctionnalités du Funding & Tenders Portal, l’outil central de gestion des candidatures, des conventions de subvention et du suivi administratif des projets européens.

Des échanges directs avec la Commission

Tout au long de la journée, les participants ont eu la possibilité de poser directement leurs questions aux représentants de la Commission européenne.

L’événement s’est clôturé par des rencontres bilatérales informelles avec les intervenants de la Commission et les conseillers des NCP belges.

Cette forte participation, avec 120 personnes présentes, témoigne du besoin d’accompagnement des acteurs belges face à la complexité persistante des règles Horizon Europe.

En réunissant expertise européenne et accompagnement de proximité, les cinq NCP belges entendaient fournir aux bénéficiaires des outils concrets pour sécuriser la gestion de leurs projets et maximiser leur impact.

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